Je te salue, Cher Yves, mon nouveau patron temporaire.

Tu trouveras mes respectueux commentaires en vert dans ton Email ci-dessous dans lequel je me suis efforcé de ne supprimer aucun mot.
Mais j'ai intercallé quelques mots en vert. À casser bien sûr selon ce que tu voudras dire.

Les deux premiers commentaires ne concernent pas directement Esperilo mais Valery et le concept de justesse.
Tant mieux si ta citation et ton exhortation t'encouragent.
    J'y joins donc mes voeux sincères et fraternels de réussite.

Ton dévoué, en vert, "envers et contre tous", et
bien à toi,
Gilbert

Le 7/10/2017 à 11:31, Yves De Keyzer a écrit :
Bonjour ou Bonsoir Gilbert,

Voilà donc la version 2! (toujours pièce à casser)

Je remets dans nos esprits cette merveilleuse et terrible phrase de Paul Valéry:
Ce qui est simple est toujours faux. Ce qui ne l'est pas est inutilisable.

Merveilleuse? Je dirais que la phrase
"Ce qui est compliqué est parfois vrai" est VRAIE, et donc son contraire
"
Ce qui est simple est toujours faux" peut-être FAUX.
Aussi, j'arrête de commenter Valéry car je doute un peu de sa citation.

À nous d'être entre le simple et le non-simple avec justesse!
Le simple et le non-simple ne peuvent-ils pas tous deux être justes?
Il me semble que la justesse vient de l'ajustement, de l'adéquation, de la précision etc...
mais pas nécessairement de la simplicité.
J'ai donc du mal à te suivre précisément
(tout en voyant assez bien ce que tu veux dire ;-)

Mais c'est toi le patron. Je te suis donc docilement.

En rouge les corrections de mon 1er projet:
En barré, ce que j'ai supprimé

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0. Résumé: Esperilo est un "amas" de mots issus de l'Esperanto et un programme d'ordinateur.
Je dirais plutôt qu'Esperilo est un système composé
(1)    d'un amas définissant SA langue et
(2)    d'un robot agissant aveuglément conformément à cet amas.

Chaque ligne de l'amas se compose d'un encodage suivi du caractère " : ".
Ce caractère
" : " est suivi d'un annotation (de bas de page) lisible aussi bien par un robot que par un lecteur humain.

L'encodage
ne peut être compris que par des humains : les lexicographes (moi seul actuellement) en s(er)ont responsables.
Le robot peut se conformer à cet encodage (en le lisant, sans en comprendre le sens) pour TRANSDUIRE servilement les texte écrits dans la langue d'Esperilo SANS AUCUNE TRADUCTION puisque celle-ci a déjà été effectuée dans chaque annotation de l'amas par les lexicographes.

Le robot transduit sans traduire. Il ne fait que recopier le texte en y ajoutant les annotations que les lexicographes ont mises dans l'amas. Il choisit les annotations en comparant les encodages caractère par caractère.
Les annotations suggèreront au lecteur une compréhension de la pensée de l'auteur. Il en fera une transdéduction sans en faire nécessairement ensuite une traduction. Ce n'est qu'APRÈS cette transdéduction que le lecteur pourra
éventuellement se le dire en traduisant ce qu'il a compris (bien ou mal).

Dans les versions 0, 1  et c (c pour cadres) d'Esperilo, l'amas a commencé par être une matrice de 1+6 colonnes : l'Esperila Vortaro (http://esperilo.be/-vortari/vortaro.htm).
La première colonne contenait l'encodage des mots espéranto. Les colonnes suivantes contenaient les infobulles qui sont devenues ensuite les annotations de bas de page.

Depuis la version2 (en cours, avec seulement une seule langue, le français), la langue d'Esperilo se définit par le fichier framas.txt dont la copie est accessible sur le net à l'adresse (http://esperilo.be/version2/framas0.htm).
Le fichier
framas.txt fut historiquement construit à partir du Waringhien informatisé. Voir http://esperilo.be/publications/sat
 
Dans la version3, d'autres langues s'ajouteront une à une.
D'abord pour l'anglais, je construirai un fichier enamas.txt qui sera issu du Butler informatisé accessible à l'adresse (http://esperilo.be/butler.htm).
    Remarque essentielle :
l'amas pour l'anglais
enamas.txt aura un format semblable à l'amas pour le français framas.txt;
dans chaque ligne de l'amas, tout ce qui précède le caractère " : " dans le fichier enamas.txt sera absolument identique à ce qu'on trouve maintenant à gauche du
caractère " : " dans le fichier framas.txt.
De plus,
après le caractère " : " les annotations anglaises devront être aussi compatibles que possibles avec les annotations françaises.
    Dans la version 1 d'Esperilo cette ambition est tout à fait réalisée pour les 6 langues dans son Esperila Vortaro cité plus haut.

0. 1. Son inventeur se nomme Gilbert Lemaître.

0. 2. L'idée qui le guide dans son travail méticuleux est de fournir à l'humanité une langue auxiliaire commune qui soit enfin véritablement unique pivot commun en ( l'Esperanto modifié, non seulement informatiquement mais aussi, plus en profondeur, par exemple par des modifications étymologiques ).
Parmi ces modifications, notons les centaines d'explicitations de racines antérieures (grecques, latines, arabes etc...) que Zamenhof enprunta à d'autres langues (telles quelles mais en en masquant l'éthymologie par phonétisme). Par exemple, "fil" masque 4 racines, 3 préfixes et 2 suffixes, toutes aussi indétectables en Espéranto, tant par l'humain que par le robot. Les voir dans http://esperilo.be/version2/fil.htm.
Voir aussi http://esperilo.be/version2/etymolog.htm
            et http://esperilo.be/version2/du-de-l.htm
Dans cette dernière, voir par exemple qu'il existe un second suffixe "
anto" venant du grec (άνθος:fleur) et qu'il signifie bien autre chose que celui qu'on connaît dans l'esperanto.

Notons que certaines homographies
de mots (de sens différents), sont parfois non résolues. Voir http://esperilo.be/version2/homgraph.htm

Certains homographes de l'Espéranto sont quasi indétectables par le contexte du fait que, par exemple, l'adjectif "aroganta" est aussi le participe passé du verbe "arogi".
Voir http://esperilo.be/version2/arog.htm

D'autres
homographies sont parfaitement résolues comme celle de la racine (kilᴼo:quille) et du double préfixe kilo- (voir http://esperilo.be/version2/kilo.htm).

Certaines résolutions d'homographies reposent sur l'accent-pirlot, par exemple dans le mot "alfà"
    (en 02206, le trouver par ordre alphabétique dans http://esperilo.be/version2/accentpi.htm)
Dans le PIV p.70, on trouve (
alfa. La unua grafemo de la greka alfabeto) et aussi ( alf/o 🍁 Sp. de stipo )
En
Espéranto, le mot "alfa" désigne donc bien
    soit la première lettre grecque α qui dans l'amas d'Esperilo a pour encodage (alfà)
    soit l'adjectif signifiant : relatif à la plante herbacée (nommée en français : alfa, spart ou sparte
)
Dans l'amas d'Esperilo, cet adjectif a pour encodage
(alfᴼa) car le substantif désignant la plante a pour encodage (alfᴼo).

Attention : l'accent-pirlot a la même forme qu'un "accent grave" mais ce n'est un marquage informatique qui n'a rien à voir avec l'accent tonique et qui ne modifie aucunement la prononciation.

Enfin notons d'autres distinctions plus subtiles (quasi grammaticales).
Par exemple, le morphème "plej" est considéré, dans l'amas, selon son usage comme une préposition, un morphème ou un préfixe. Voir http://esperilo.be/version2/memesens.htm
        Ce triple usage se retrouve bien sûr dans le PIV p.886 :
    I- Partikulo ...
    II- Samsignifa kombinebla morfemo ...
    III- Pref. kun la sama signifo ...

Aux dernières nouvelles, les Espérantistes se disputaient encore entre eux sans pouvoir décider comment découper le mot "pigrulo". Voir http://esperilo.be/version2/pigrulo.htm

Mon tout nouveau concept de "inapte" (que j'avais d'abord dénommé "inepte") empêche le robot d'Esperilo de choisir une
combinaison dérivée insensée et donc interdite:
Voir http://esperilo.be/version2/ineptes.htm et surtout http://esperilo.be/version2/inaptes.htm

Yves, si c'est possible sur un grand écran à partir d'un PC sous Windows dans la salle de conférence de Bruxelles, je pourrais y projeter certaines des pages internet (en bleu souligné ci-dessus) à ta demande, pendant que tu parles.
            C'est dans cet esprit que je les ai soigneusement présentées ci-dessus.

0. 3. Ce pivot Esperilo permet à chaque auteur d'un texte, livre, pièce de théâtre, article de journal, etc. de contrôler si la traduction qu'un traducteur en a faite est correcte et permet à chaque lecteur d'un texte, livre etc. de comprendre la pensée exacte de l'auteur.

0. 4. Ceci se base sur une vérité très simplement admise par tous: "Une pensée peut être exprimée dans n'importe quelle langue, et inversement une langue peut exprimer n'importe quelle pensée". C'est l'unique axiome sur lequel repose le système Esperilo. Les tests à venir confirmeront vraisemblablement qu'il est suffisant pour soutenir théoriquement tout le système.

1. Comment?

1. 1. l'auteur demande à un espérantiste de traduire son texte en Esperanto-modifié?? pourquoi pas en simple Esperanto??
(ou il l'écrit lui-même directement en Esperanto)
Ma réponse est : "parce que l'Espéranto n'est pas simple à traduire de manière cohérente dans un grand nombre d'autres langues à la fois".

Voir mon étude concernant par exemple le mot Esperanto "kvino": http://esperilo.be/version2/kvino/kvino.htm
La traduction du mot "kvino" dans les dictionnaires de l'Esperanto vers les autres langues est tout sauf simple! 
J'ai consulté 113 dictionnaires
différents. Ils comportent plusieurs (au moins 3) traductions différentes du mot kvino (ou des combinaisons différentes des trois).
Ma conclusion est qu'on y trouve une disparité insurmontable. Pour le mot "kvino", l'Espéranto ne se traduit pas de la même manière dans toutes ces langues : impossible donc de définir des annotations compatibles entre elles/
L'Espéranto n'est ni simple ni unique. Il ne peut être pris tel quel comme langue auxiliaire commune puisque pour les différentes langues dans lesquelles l'Espéranto est traduit, les linguistes ne sont pas d'accord entre eux. Et ne le seront jamais... C'est trop tard. Je ne vois pas comment remettre toutes ces pendules à l'heure autrement qu'en créanr un nouvel amas unique.

Les informaticiens l'ont fait parfaitement et restent perpétuellement d'accord entre eux sur chacuns des 65535 caractères du code UTF8.
Esperilo utilisera ce code sans en changer un seul!

  Ton point 1.1 pourrait donc devenir :

    1. 1. l'auteur exprime sa pensée (ou en provoque l'écriture) dans un texte écrit dans la langue d'Esperilo, qui n'est rien d'autre qu'un Espéranto-évolué.

1. 2. il contrôle que la traduction en Esperanto
modifié est exactement le reflet de sa pensée grâce à Esperilo: en cliquant sur chaque mot du texte en Espéranto-évolué, Esperilo lui donne le ou les sens précis dans sa langue (celle de l'auteur)
1. 3. il corrige ou demande au traducteur de corriger le texte
Espéranto-évolué jusqu'à ce qu'il soit correct
1. 4. le texte
Espéranto-évolué peut alors être non pas "traduit dans" mais "transduit vers" toutes les langues du monde qui auront été introduites dans le système Esperilo, sans erreur grâce à fiabilité absolue que l'informatisation du robot d'Esperilo. Celui-ci ne peut trahir puisqu'il ne traduit pas : il ne fait que copier, caractère par caractère, ce que les lexicigraphes ont mis dans l'amas. Il ne fait aucune erreur de transmission puisque l'internet résiste à toute attaque, même atomique. Il résiste même au gouvernement américain qui l'avait exigé aux informaticiens inventé le protocole TCPIP, le protocole de transmission de l'internet!

Cela semble magique et pourtant, cela fonctionne!
Ce n'est pas du tout magique : c'est organiquement très simple. En gros, sans traduire Esperilo NE PEUT PAS trahir.
C'est vraiment le contraire du mythe de la tour de Babel, organiquement, totalement et sans exception!
Les seules erreurs possibles sont humaines :
    soit dans l'amas conçu par les lexicographes,
    soit dans l'opération que je désigne par le néologisme "transdéduction" du lecteur
        ou sa compréhension des annotations (le lecteur comprend mal)
        ou dans l'expression dans la traduction dans sa langue qui intervient quand il se le dit (le lecteur traduit mal la pensée comprise).
S'il y a une erreur dans le système Esperilo, elle sera plus probablement corrigée et dès qu'elle l'aura été, elle le restera.
    J'ose dire parfois qu'Esperilo est "auto-correctif" et "auto-convergent". Ce qui n'est pas strictement vrai
    mais je pense nettement qu'Esperilo s'en approche un tout petit peu plus que le monde sans Esperilo.

Il a fallu travailler et il faudra encore le faire!
Il y a du travail pour des générations d'Espérantistes qui, convertis à Esperilo, assureraient mieux que personne, l'élaboration, la maintenance, les améliorations et la cohérence des amas d'Esperilo en y mettant à jour les annotations dans toutes les langues du monde. De ce fait l'Espéranto, qui est devenu une des langues mondiales, restera inchangé et sera sauvé, de même que toutes les langues minoritaires ou locales, et même les patois comme le Wallon et le Brusseleer des Marolles... "Non, peut-être?". Oui bien sûr : même le verlan pourrait être ainsi sauvegardé!
L'Espéranto n'est pas parvenu en un siècle à devenir la langue auxiliaire commune de l'humanité
mais il pourrait être la première langue mondiale à bénéficier du projet Esperilo
et peut-être ainsi l'emporter (
finalement, bien qu'indirectement) contre l'anglais ou le chinois...  ou "Google translate"... ou que sais-je encore?

Il faudra vraisemblablement environ 8 hommes-années pour ajouter une nouvelle langue au système Esperilo.
Mais l'Espéranto, inchangé, pourrait facilement y entrer en bien moins qu'une année puisque le langue d'Esperilo est un Espéranto-évolué (et évoluant).
Il suffirait d'une petite équipe décidée.


2. Comment Gilbert, tout seul, a-t-il contribué à cet outil?

2. 1. il est parti du dictionnaire Waringhien informatisé Esperanto - Français (qui est, avec l'autorisation de son propriétaire SAT,
maintenu sur Internet et qui y est amélioré par les remarques des internautes)
2. 2. il en a fait un "amas" de mots Esperanto découpés par des signes informatiques simples qui permettent au programme Esperilo de savoir quel sens donner. À chaque mot correspond une ou plusieurs traductions françaises. Exemple: le mot Esperanto "malsuprenkliniĝi" se trouve non modifié mais scindé comme ceci: "mal¨suprᴱeᴱn¨klinᴵiĝᴵi" et
    après que le lecteur aura compris son sens par la transdéduction de chacunes de ses parties, ce mot, eventuellement,
est traduit en "se pencher". Autre exemple: le mot Esperanto "malfortika" est modifié en "mal¨fortikᴬa" et traduit en plusieurs sens: 1. "peu solide, branlant" 2. "délabré (։organisme)" 3. "débile, malingre".
2. 3. il a développé un programme d'ordinateur qui tourne sur un simple navigateur (Firefox, Internet Explorer ...) et permet de réaliser ce qui est expliqué plus haut au point 1. 2.
En fait je n'ai développé que l'amas et le robot. Le robot re-crée des pages HTML en y ajoutant des annotations.

Un navigateur lit simplement ces pages re-crées. Elles sont lisibles par un grand nombre de téléphones intelligents, smartphones, tablettes et ordinateurs de toutes marques et de toutes puissances, des plus petits aux plus grands. Le prototype actuel est compatible avec suffisament de systèmes existants (Windows, IOS, Unix, Apple, Androide, Samsung, Nokia, etc...) pour qu'on puisse penser que les pages créées par Esperilo resteront lisibles sur tous les dispositifs d'affichages futurs de l'informatique.


3. Que reste-t-il à faire?
C'est toi le patron, mais je te recommande de supprimer les trois points 3.x ci-dessous car il reste bien plus à faire...
Note que le point 3.1 est déjà évoqué dans le paragraple concernant la version 3 qui précède ci-dessus ton point 0.1.


3. 1. ce que le couple Waringhien - Lemaître a fait pour l'Esperanto - Français, d'autres lexicographes le feront pour l'Esperanto - Anglais, l'Esperanto - Espagnol, l'Esperanto - Allemand, et pour toutes les langues du monde.
3. 2. développer une application qui permettra, directement sur Internet, de taper (ou télécharger) le texte en Esperanto et de voir dans toutes les langues du monde le sens précis de chaque mot (par "transdéduction").
3. 3. développer une application qui traduira ("transduira") le texte en Esperanto
dans toutes les langues.

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Merci et à ce midi au téléphone,

Yves

Excuse-moi, Yves, mais la langue de ma pensée est tellement plus synthétique que le Français que pour la transcrire dans cette langue (qui définitivement n'est pas la mienne) je suis obligé de passer par les détours volumineux de phrases bien trop longues. En particulier, la phrase précédente!

Ce n'est pas simple pour moi... pas du tout!  Hélas, je ne peux mieux faire.

Je ne peux que te remercier de ta patience. Qui n'a d'égale que ma gratitude. Merci du fond du cœur.